«Sur environ 4,1 millions $, de 2 à 2,5 millions $ sont des prêts garantis qui portent à intérêt, alors que l'autre partie est constituée d'équité, soit un placement dans le capital-actions», expliquait hier le relationniste Alexandre Dumas au nom du BCIA, une entreprise spécialisée dans le domaine de la sécurité.
«Il ne faut pas oublier non plus que ce n'est ni BCIA, ni sa filiale Centurion qui ont sollicité les FIER, mais plutôt les FIER qui étaient à la recherche d'investisseurs, car c'est dans leur mission de procéder à des investissements», ajoute M. Dumas.
«Ce qui a courroucé M. Coretti, c'est que les faits sont exacts, mais que la façon dont M. Bonnardel les a présentés porte à de fausses insinuations. Ce serait comme dire que le membre d'une caisse populaire, en échange du versement de 5 $ pour une part sociale, aurait reçu 200 000 $, car une hypothèque à ce montant lui a été consentie!» poursuit-il.
M. Coretti souligne également que son entreprise avait eu recours aux FIER pour réaliser un programme d'expansion et d'acquisitions qui lui a permis de créer près de 1000 emplois au Québec et en Ontario.
L'ADQ comme client
Par ailleurs, Luigi Coretti s'est dit doublement surpris que ces insinuations proviennent d'un client de son entreprise, puisque l'ADQ avait requis les services du BCIA en 2007 et en 2008 pour la vérification des antécédents criminels et du statut de bonne réputation de près de 100 de ses candidats ou collaborateurs. «Dont probablement M. Bonnardel lui-même», ajoute-t-il dans un communiqué.
Quant aux contributions de 6500 $ versées au Parti libéral du Québec sur trois ans, l'homme d'affaires a argué que c'était son droit le plus strict et fondamental de participer ainsi à la vie démocratique du Québec comme le font des milliers de gens d'affaires et de citoyens ordinaires.
Ian Bussières
Le Soleil
Publié le 03 mai 2009 à 05h00 |

